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Identifier et étudier de nouvelles classes de peptides régulateurs

Nous avons aussi récemment découvert un nouveau mécanisme qui contrôle l’expression des gènes de plantes en régulant la transcription de microARN (Lauressergues et d’autres. 2015). Brièvement, nous avons constaté que les pri-miARNs (transcrits primaires de microARNs) codent de petits peptides, que nous avons appelé miPEPs ; chaque peptide active spécifiquement la transcription du pri-miARN correspondant et augmente par conséquent la synthèse du microARN mature correspondant.

Étonnamment, l’application externe de miPEP synthétique sur les plantes est suffisante pour augmenter l’expression du pri-miARN et par conséquent induire des modifications morphogénétiques. Au-delà de l’apport de connaissances fondamentales, cette observation des mécanismes de régulation de gènes par des miPEPs ouvre la perspective d’outils utilisables dans une vaste gamme de d’applications pour modifier l’expression de gènes sans avoir recourt aux OGMs.

Nous investiguons si les miPEPs existent et peuvent être utilisés chez d’autres organismes comme cela a été découvert chez les plantes.
De plus, la découverte des miPEPs soulève la question de la complexité du ’peptidome’ d’un organisme, particulièrement combien et quels types de peptides ont des rôles fonctionnels dans la cellule. L’étude de miPEPs contribuera certainement à apporter des réponses à cette question et peut fournir de nouveaux outils pour examiner la diversité et les rôles diverses de ces peptides.

Étant donné leur efficacité par simple application externe aux plantes en laboratoire, les miPEPs ouvriront très probablement la possibilité de beaucoup d’applications agronomiques. Notamment, ils offrent de nouveaux moyens pour moduler le développement des plantes, de stimuler les symbioses ainsi que la résistance des plantes aux stress. De plus, comme agents naturels et endogènes, ils vont probablement être beaucoup moins nuisibles pour l’environnement que des traitements de produits chimiques et plus acceptables au grand public que des organismes génétiquement modifiés.